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1 2 TROIE

 

 

Amères sont les armures

 Dont les reflets murmurent

 Des soupirs sur la mer.

​

 Des vaisseaux sont lancés

 Dans un silence dense

 Des hommes pleins d’espérance

 Voient flotter leurs pensées.

 

Mais que s’est-il passé ?

 Au départ une fête entre dieux, un banquet

 Qui célèbre l’union de la nymphe Thétis et du chanceux Pelée 

Lorsque roule une pomme aux pieds de l’assistance

 Qui regarde, interdite, avancer en silence, Eris.

 

Déesse de la discorde

 N’était pas invitée, vint semer le désordre.

 

Elle hurle : "Pour la plus belle" 

 

Athéna, Héra et Aphrodite se sont avancées

 Et c’est par un mortel que le choix sera fait.

 

Le Price de Troie, Pâris, désigne … Aphrodite

 Et elle le récompense d’une passion interdite.

 

Celle d’Hélène, la plus belle des femmes

 Elle quitte son mari, qui met le monde en flammes...

​

 

Dans les voiles le vent souffle

 Direction le Grand Est

 Bien avant que les hommes souffrent.

 

Il y a les femmes et les mères

 Qui les regardent partir

 Venus de toute la Grèce

 La mer est leur complice.

 

Parce qu’elle les amène

 Sur ces rives orientales

 Dont beaucoup d’histoires parlent.

 

Troie, ses murailles et sa prospérité

 Un roi et un fils, déshérité.

 Paris par qui tout arrive

 En face

Agamemnon, Ménélas.

 Et une femme enlevée.

​

 Hélène, pour elle

Les hommes vont tomber par milliers.

 

Plus de juste milieu

 C’est la fin

 Où les hommes les héros et les dieux

 N’ont de faim.

 

Que les larmes, le sang et la sueur

 Tant de peurs

 mais on part

 pour la gloire

Jamais seuls

 On ne perd

 pas espoir.

 

Achille, Ulysse, Ajax, Diomède

 Cette fois-ci feront face à des êtres.

 

Qui n’ont rien demandé

Presque frères

 puisque même spiritualité.

 

Les mêmes dieux les mêmes cultes

 Mais une rivalité

 Qui explique un même but.

 L’ennemi effacer !

​

 Pour se sacrifier ils devront

 Aimer plus qu’eux-mêmes dans l’adversité

 Mais Agamemnon puisque chef suprême croit pouvoir s’en passer.

 

Il ne comprend pas qu’être ensemble au combat est une nécessité.

 

Il prive Achille de sa captive, Briséis

Pour celui-ci c’est un crime !

 Sa loyauté se brise ici

 

 

1, 2, Troie c’est la guerre

1, 2, Troie c’est l’enfer

Trop de pertes oui je crois

C’est la guerre de Troie.

​

C’est les dieux qui la veulent,

C’est les hommes qui la font.

C’est les hommes qui meurent

Et c’est les dieux qui comptent.

 

 

Le bronze des glaives et les flèches

 Porteuses de mort

 N’ont aucune pitié pour les faibles

 Ceux qui tombent

 Finissent chez Hadès

 Leur demeure son royaume.

 

Le sang mêlé aux pleurs

 Fait naître des rivières dans la plaine

 Dans la peine

 Les héros et les hommes

 Comprennent leur malheur.

 

Sans appel se dévoile

La tragédie

 Dans la rage et la haine

 La nature de la guerre

 Négation de la vie.

 

Tant que personne ne gagne tout le monde y perd

 Même sous le vacarme se rallonge l’hiver.

 

Et le doute sera long

 Tant qu’Achille sera contre

 Toute intervention...

 

Mais le jour arrive où Hector, Troyen

 Tue son meilleur ami Patrocle

 Meilleur moyen.

​

 De le faire revenir

 Sur le champ de bataille

 Aucun de ses ennemis

 Ne saurait être de taille.

 

La terre tremble et le ciel s’ouvre

 Les dieux ensemble observent tout.

 

Hector, dont le courage est plus grand que la force

 A déclenché l’orage.

 

Dans le thorax d’Achille

 Celui-ci gronde

 On ne compte plus les victimes

 qui face à lui tombent.

 

Même le fleuve Scamandre

 Est nostalgique de l’heure d’avant.

 

Dans le ventre

 La colère le dévore

 Dans le vent

 Il sème le désordre.

 

Face à face

 Le fils de Pelée et le fils de Priam

 Laissent place

 Au poids du silence qui, déjà, annonce le drame.

 

 

1, 2, Troie c’est la guerre

1, 2, Troie c’est l’enfer

Trop de pertes oui je crois

C’est la guerre de Troie.

​

C’est les dieux qui la veulent,

C’est les hommes qui la font.

C’est les hommes qui meurent

Et c’est les dieux qui comptent.

 

 

Hector est tombé, sous les coups d’Achille

 Perdant magnifique dont les armes brillent.

 

Pendant que le traine le vainqueur en colère

 Autour de la ville sous les yeux de son père.

 

Priam, les larmes d’un roi

 Calment, la folie d’un homme

 Prisonnier d’un amour dont la douleur résonne 

Et d’une guerre à laquelle plus personne ne croit.

 

Au bout de 10 ans, la plupart sont morts

 Et le son des larmes suit celui des armes

 Dessine des drames dont claire est la trame

 La loi du plus fort.

 

Dans cet enfer embrasé par l’amour

 Au-delà de la force vient un nouveau jour

 Rage, violence, brutalité

 Ne font alors que la joie des vautours

 Dans le cerveau d’Ulysse une graine a germé.

 

La méthys glisse sous ses yeux fatigués

 Ruse contre force, bois contre fer

 Le roi d’Ithaque sait ce qu’il doit faire

 Le matin se lève, les Grecs sont partis

 Les Troyens découvrent sous leurs yeux ébahis.

 

Un cheval de bois, comme un présent laissé 

Par l’envahisseur en signe de respect.

 

Ni les soupirs d’Hélène

 Ni les cris de Cassandre

 N’empêcheront la ville d’être réduite en cendres.

​

 Troyens et Grecs, frères dans le sang

 Mêmes étoiles, même firmament.

 

Pour l’un une ville à construire

 Pour l’autre du vent dans les voiles du navire...

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