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DIONYSOS

 

 

Dieu étranger ou bien dieu étrange

 Il vient de loin comme le vent qui chante

 Ou les gens qui changent.

 

Quand le sens semble ne plus se faire

 Les certitudes se perdent.

 

Né deux fois

 Il a vu son père le mettre dans sa cuisse

 Comme un nénuphar

 il est devenu lotus après mille exploits et quelques sacrifices

 Comme accepter d'être triste.

 

Entre l'homme et la femme il est androgyne

 Il est dur à croire comme un homme trop speed

 Qui se dirait sage

 Plus de mille visages

Pour autant de vices.

 

Il aime les hommes qui savent

Parfois laisser place

 À la venue de l'autre

 

Qui sommeille en eux

 Les soleils sont nombreux

 Quand on plonge dans l'ombre

 Et qu'on ferme les yeux.

 

 

C’est le lierre et le vin c’est l’ivresse

 La musique la danse et la transe

 Pour que jamais la fête ne cesse

 

​

Dionysos c’est la vigne et le lierre

 Aujourd’hui comme hier

 il donne de la force

 Si on sait faire,

 bien gérer l’ivresse

 Pour lui être fidèle

 pas besoin d’être sobre.

 

Fils de Sémélé, une princesse humaine

Il n’est que demi-dieu

 même si fils de Zeus

 Il a mérité sa place sur l’Olympe

 Et peut s’irriter pour qu’on le reconnaisse.

 

C’est ce qui est arrivé à Penthée

 Orgueil, vanité l’ont tenté

 Par curiosité un œil il a jeté

 Sur les Ménades

Mais il ne fallait pas.

 

Son tuteur est Silène le satyre

Sa fureur elle s’active dans une éternelle érection

 Le plaisir pour seule direction.

 

 

C’est le lierre et le vin c’est l’ivresse

 La musique la danse et la transe

 Pour que jamais la fête ne cesse

 

 

Allez-y !

 Faites-nous confiance

 Jusqu'à l'amnésie

 De votre conscience

 Les hommes et les femmes ne sont-ils pas libres 

Que lorsqu'ils consentent à se risquer au pire ?

 

Sa maison est itinérante

 Sa passion est exubérante.

 

Pour ce faire un nom il est allé en Inde

 Convertir ceux qui ne voulaient pas le craindre.

 

Dionysos, seul dieu avec lequel il est bon de faire le con.

 

Il nous exauce si l’on obéit

 Pour que l’on s’expose jour et nuit.

​

 Adulte comme gosse

 De l’anus à la gorge

 Il s’immisce pour que l’on s’exorcise

 Et que l’on remplisse le vide de cette vie.

 

 

C’est le lierre et le vin c’est l’ivresse

 La musique la danse et la transe

 Pour que jamais la fête ne cesse

​

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