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OEDIPE

 

La naissance détermine la condition.

Œdipe le sait.

Sa mission y échapper

Mais c’est impossible.

Avant d’oublier,

Reprenons l’histoire depuis ses origines.

 

Tout commence à Thèbes

Tout commence à peine

Que Laios, père d’OEdipe

Perd la tête pour un jeune homme

Dénommé Chrysippe.

 

Il le viole et alors

Le père de celui-ci,

Pélops

Condamne Laïos à l’inadmissible.

​

Si un jour il ose donner naissance à un fils

De sa main il devra périr.

 

Les années passent et alors

Que Laïos est en extase

Face au sourire de sa femme et ses formes

 

Il succombe à la flamme

Et Jocaste met au monde

Un enfant dont l’histoire nous dévaste encore.

​

 

Le destin

Véritable tragédie !

Un festin pour les dieux qui s’en réjouissent.

Demandez à Œdipe !

​

L’instinct ne suffit pas.

Dans cette histoire

Réussite rime avec parricide !

 

 

Une fois mis au monde

L’enfant est abandonné

Promis à la mort et aux lois

Qui disent qu’on ne peut recevoir sans donner.

 

Mais la vie est chance

même si la vie méchante.

Œdipe le verra

parce qu’il sera,

 

Sauvé par un homme de passage

En route pour Corinthe, le hasard

A voulu que son souverain ne soit pas capable

D’engendrer l’enfance

 

Polybe !

Joli

nom pour un roi

 

Mais très vite,

Oedipe

sent que ce choix,

​

n’était pas le sien

L’oracle affirme que l’orage vient !

 

Et l’orage est noir

"Œdipe,

tu tueras ton père

et épouseras ta mère."

Que faire avec ça ?

 

Que faire?

Que dire ?

Que faire, si ce n’est fuir ?

 

 

Le destin

Véritable tragédie !

Un festin pour les dieux qui s’en réjouissent.

Demandez à Œdipe !

​

L’instinct ne suffit pas.

Dans cette histoire

Réussite rime avec parricide !

 

 

En route pour une nouvelle vie

Il croit échapper au pire

Mais il croise,

le premier personnage de la prophétie

 

Laïos, son père et son écuyer

S’opposent mais sont foudroyés

 

Œdipe s’emporte parce qu’il est nerveux

Est-ce que vous voyez ?

 

Peu importe les causes

Il est ce genre d’homme

Pour qui le recours à la force

N’est qu’un autre aveu

 

Œdipe épuisé continue sa route

Et entend parler d’une ville terrifiée

par un monstre fou

 

Œdipe, plus malin que les autres

Devine qu’il s’agit de l’homme

 

Et alors le monstre

Saisi, dans le vide saute

Subite et la mort

Subtile est la somme des causes de leurs désaccords

 

Pour l’orphelin les victoires s’enchaînent

Et le trône s’approche

 

Celui de Thèbes

Celui où celle qui en est la reine

A promis son corps

À tout homme qui délivrerait la ville de la bête ignoble

 

Avec Œdipe c’est chose faite

Le problème avec Œdipe c’est l’inceste

 

Et si vos souvenirs sont clairs

Vous aurez compris que la reine n’est autre que sa mère...

 

Jocaste !

Trop tard

L’orage gronde

 

Et tout s’effondre

comme l’avait prédit l’oracle

Dommage !

 

Après ces efforts,

point de réconfort mais une prophétie qui se réalise

Pour une tragédie qui se renforce.

 

Mère et fils se rendent compte

Du poids de leurs actions

De leurs choix et de leur relation.

 

Jocaste se suicide

Œdipe se crève les yeux.

 

Normal que celui-ci depuis

Demeure la risée de la Terre, des cieux

Mesdames, Messieurs.

 

 

Le destin

Véritable tragédie !

Un festin pour les dieux qui s’en réjouissent.

Demandez à Œdipe !

​

L’instinct ne suffit pas.

Dans cette histoire

Réussite rime avec parricide !

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