
PROMETHEE
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Prométhée voit le jour
Dans l’union et l’amour
De Clyméné et Japet
Beau, vif et fort
Il anticipe le sort,
Au contraire de son frère
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Epiméthée,
a toujours un temps de retard.
Vous le comprendrez
à la fin de cette histoire.
Celle-ci commence
Avec celui qui commande
Zeus !
En a marre des titans
Il déclenche une guerre
Et Prométhée qui a du flair
Se range à ses côtés
comme la foudre et le feu.
Prométhée l’avait compris
D’où son choix de faire partie
Du début jusqu’à la fin
De l’équipe du roi d’l’Olympe.
Après la guerre vient la paix
Et sur Terre la tranquillité
Tout ce qu’il faut pour qu’un jour naisse
La première Humanité.
Mais le temps passe
et les dieux s’lassent
De l’égalité
Entre eux-mêmes et les hommes
La commensalité
Ne saurait être conforme
A la sensibilité de Zeus.
Dans ses yeux,
La nervosité, les éclairs et le feu font
Que le roi des dieux songe
A un moyen d’en finir…
Un boeuf, une lame
Premier sacrifice de l’Histoire
Le titan doit choisir
à qui revient chaque part.
Mais voilà,
Tout n’est pas si simple
Farceur et roublard
Prométhée aime les humains.
Sans l’savoir il décide de leur destin !
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Enchaîné pour s’être déchaîné
« Prométhée Prométhée »
Condamné pour tant d’années
« Prométhée Prométhée »
Zeus est hors de lui,
ses yeux lancent la foudre
L’audace de Prométhée
a mis le feu aux poudres
« Berner le roi des dieux n’est pas sans conséquences
Tes petits protégés feront les frais de ta démence »
Zeus reprend le feu et cache le blé sous terre
Travail, famine, l’homme se gèle le cul-tivateur doit désormais
Manier la charrue car la peur de se retrouver nu l’sidère.
Prométhée, pas d’accord
Ruse pour changer le sort.
Aidé par Athéna, à la force de ses bras
Il grimpe l’Olympe, à la faveur de la nuit
Et s’approche en douceur de la flamme qui luit
Une semence de feu dans une tige de fenouil
Et le voleur de flamme ne rentre pas bredouille
Une fois redescendu, il donne le feu aux hommes
Mais le châtiment cette fois est aussi pour sa pomme.
Enchaîné pour s’être déchaîné
« Prométhée Prométhée »
Condamné pour tant d’années
« Prométhée Prométhée »
Zeus n’en peut plus, éclaté de colère
Il ordonne à son fils, en un coup de tonnerre
Héphaïstos, un peu d’argile et d’eau
Façonne un être, jamais rien de plus beau
N’a vu la vie sur terre : toutes les qualités
Dans un corps de rêve à jamais unifiées
Il saupoudre le tout d’un peu de curiosité
Debout les hommes : la femme est arrivée
Elle s’appelle : Pandora
Zeus lui donne une jarre, jamais tu ne l’ouvriras
Pandora hoche la tête, la fille obéissante
Tempère sa curiosité grandissante
Elle descend sur terre, épouse Épiméthée
Il accepte la jarre et le sort en est jeté
Un soir de pleine lune la belle craque
Elle ouvre la jarre et voilà l’arnaque.
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Dans un souffle putride, dans un vent qui sent fort
S’échappent de la jarre la maladie, la mort.
Et les autres fléaux que Zeus a envoyés
Pour punir les humains chéris par Prométhée.
Pour finir, Zeus
Veut punir
Ce-lui
Qui a voulu faire de lui
Une victime à laquelle il est facile de voler l’feu.
Le titan est supplicié
Enchaîné à une montagne
Quelque part sur le Caucase
Pour les hommes, sacrifié.
Chaque jour
Un aigle ou un vautour
Lui dévore le foi
Et chaque soir
Celui-ci repousse.
Aussi fort qu’il soit
Il ne trouve son secours
Que dans les bras
De celui qui fut un héros pour tous.
Héraklès...
Bref !
Une flèche et l’aigle meurt
Plus de chaîne et plus de peur
Pour le titan qui a montré
Que l’on peut se révolter
Si l’on croit que la cause est bonne
Et que les dieux ne sont jamais
Que ce que décident d’en faire les hommes.
Enchaîné pour s’être déchaîné
« Prométhée Prométhée »
Condamné pour tant d’années
« Prométhée Prométhée »