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THEOGONIE

Aux origines il était des forces

Qui peuplaient un monde dépourvu d’hommes

Chaos, Hemera, Erebos, Gaia

Qui grâce à Eros seule s’impose
 

Mais très vite s’invite Ouranos
Sur elle il se couche

Pour lui faire l’amour

Seule sa bouche entrevoit le jour

Épuisée, sans force,

impossible qu’elle accouche

 

L’espoir se laisse voir un soir où
L’espace d’un instant son ventre s’ouvre

Arrosée par les pleurs

Comme le sont les fleurs

 

Gaia souffre

mais Gaia trouve
Une ruse pour

Se libérer du joug d’Ouranos

Une faucille et son fils Cronos

Plus hardi que les autres
Lui sectionne ce qui fait le propre de l’homme

 

Dans un cri de douleurs
Des débris de couleurs

 

Ouranos s’élève
Contre la voute céleste

 

Les doutes se perdent
Tour à tour pour celle

qui a tout fait pour

Que ses enfants naissent !

Théogonie
Débuts du monde où tout s’organise progressivement.

Des guerres et des batailles entre dieux

Pour y croire fermez les yeux !

Théogonie
Débuts du monde

Des forces synonymes de déchaînement.

La Terre, le Tartare et les cieux

Pour les voir fermez les yeux !

Comme son père Cronos

A peur de ses gosses

Poséidon, Hadès, Zeus

Hestia, Héra, Déméter

Tous font partie de ceux

Que plus tard on appellera « Les Immortels »

 

Sa tactique est simple

Imposer sa force

Avaler ses mômes

Pour qu’il n’en reste aucun
 

Mais Rhéa sa femme

Ne voit pas ça d’un très bon œil

Pour éviter le deuil

Elle met à la place

Un drôle de leurre

 

Cronos, fort mais bête

N’y voit que du feu

Et quelque part en Crète,

naît le petit Zeus

 

Assisté d’une chèvre
De cyclopes et puis d’êtres

Dont les noms m’échappent,

Le petit dieu se forme au maniement des armes

 

À la recherche d’une trace
De ses sœurs de ses frères

Maîtrisant sa colère,

tout comme le tonnerre

Il se prépare à l’attaque

Il se prépare à la guerre !

Théogonie
Débuts du monde où tout s’organise progressivement.

Des guerres et des batailles entre dieux

Pour y croire fermez les yeux !

Théogonie
Débuts du monde

Des forces synonymes de déchaînement.

La Terre, le Tartare et les cieux

Pour les voir fermez les yeux !

Les titans pires
que des mutants vivent

une existence vile

Et Cronos qui,

en est un,

Ne fait aucun pronostic

Sur sa fin
 

Pourtant celle-ci est proche

Depuis que Zeus et les autres

Ont compris que le monde

Devait être mis en ordre

 

Et c’est alors

Que la guerre se déclenche

Si brutale et si dense

Que son bruit n’a d’égal que celui du silence

 

Tonnerre, lave, tremblements
Une pluie d’étoiles, des étranglements

Du matin au soir, étrangement

L’issue finale met beaucoup de temps

 

À se faire connaître
Jusqu’à ce que Zeus trouve l’aide

Des Hékatonchires

De Kratos, de Biè

Une hécatombe pire

Qu’une bombe atomique

Aujourd’hui oubliée

 

Ce dernier épisode

A peut-être réveillé

Certains de ces titans du monde des morts

Cette guerre entre dieux Titanomachie

A vu triompher

Le plus habile de ceux

Qui ont lutté́ pour la vie

 

Paix, Ordre et Justice

Attributs de Zeus,

Comme des liens qu’il tisse

Entre la Terre et les Cieux.


Aujourd’hui toutes ces choses semblent avoir disparu

Mais malgré́ tous nos efforts

La guerre est encore là et les hommes tuent.

 

Pour des dieux, pour des sommes,

certains ne savent plus.

 

Une dernière fois,
Entre nous soyons forts

Entre nous soyons justes

Comme une dernière fable

Racontons-nous encore

Que cet enfer n’est plus...

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